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Commentaire du traité de
La Politique d'Aristote

Saint Thomas d’Aquin

ISBN : 978-2-918303-24-4
Format 15 x 21
280 pages, 25 €


Politique Aristote

 

4e de couverture

Thomas d’Aquin n’a malheureusement pu commenter dans sa totalité le traité des Politiques d’Aristote. Néanmoins ce commentaire est de grande importance car dès le début, dans son examen du proème d’Aristote, il examine les questions les plus fondamentales relatives à la vie de l’être humain en société, questions qu’on néglige bien souvent parce qu’on estime, à tort, que les réponses qui y correspondent sont par trop évidentes. Quelle est l’origine des cités ? Quelle est leur finalité ? L’homme est-il par nature un animal social ? Quelle est la place de la cité parmi les autres communautés humaines ? Quelles sont les différentes sortes de constitutions et quelles sont leurs limites respectives ? Qu’est-ce qui fait d’un être humain un bon citoyen ? Sur quel critère devrait-on évaluer une loi ? Etc.
Cette œuvre d’Aristote en suppose évidemment une autre sur laquelle elle repose comme sur ses fondations, à savoir L’Éthique à Nicomaque, que Thomas d’Aquin a aussi commentée. Comment en effet peut-on établir que la vie en société est naturelle à l’homme et qu’elle représente un bien pour lui si on ne sait pas ce qu’est l’homme et quelle est sa finalité ? Comment savoir si une loi est bonne et qu’elle fait la promotion de la maturité et de la liberté humaines si on ne sait pas ce qu’est le bien et ce qui y est ordonné comme à sa fin, à savoir les vertus ?


Le traducteur

Serge Pronovost, né en 1948, a été professeur de philosophie au Québec de 1975 à 2007. En collaboration avec l’Institut Docteur angélique, il est le traducteur en français de deux autres commentaires de saint Thomas d’Aquin, celui sur Les Noms Divins du Pseudo-Denys et Les Métaphysiques d’Aristote.

Table


Proème
Avant-Propos
Prologue à la Politique


Livre I - LA CITÉ


LEÇON 1 (nn. 9-41 ; [1-22])
L’origine des cités. La nature de la cité. Que l’homme est un animal social. Que la cité est par nature antérieure à ses parties, c’est-à-dire au village et à la famille
LEÇON 2 (nn. 42-55 ; [23-29])
Des trois genres de familles : dont la première est composée du maître et de l’esclave, la deuxième de l’homme et de la femme et la troisième du père et des hommes libres
LEÇON 3 (nn. 56-74 ; [30-42])
Qu’il convient par nature à certains d’obéir et à d’autres de commander
LEÇON 4 (nn. 75-88 ; [43-53])
Au sujet des maîtres et des esclaves, il montre qu’autres sont ceux auxquels il est avantageux d’être maîtres et esclaves par nature et ceux qui le sont par la loi, auxquels il arrive le contraire

LEÇON 5 (nn. 89-96 ; [54-60])
Qu’il existe différentes formes d’administration des cités. Que pareillement l’acquisition des richesses se réalise conformément à la nature de trois manières : par l’élevage, l’agriculture et la chasse
LEÇON 6 (nn. 97-110 ; [61-70])
Comment les richesses peuvent être acquises conformément à la nature. Et que ces dernières sont autant d’instruments variés ordonnés à la vie familiale et publique
LEÇON 7 (nn. 111-121 ; [71-81])
De l’acquisition par l’échange en vendant les choses inutiles pour acheter celles qui sont nécessaires. De l’invention de la monnaie et d’abord de celle qui est grossière puis ensuite de celle qui porte une empreinte d’où est née la recherche de l’argent
LEÇON 8 (nn. 122-134 ; [82-89])
L’acquisition de la monnaie ou de l’argent qui contribue à obtenir les choses nécessaires à la vie humaine est limitée. Mais en vérité celle qui s’écarte de cette finalité est illimitée et contre nature
LEÇON 9 (nn. 135-150 ; [90-100])
Ce que doivent savoir ceux qui s’appliquent à connaître l’art d’acquisition : à savoir, plus ou moins, le commerce, l’intérêt, le travail du mercenaire, de la comparaison à faire entre eux, et de la sagesse de Thalès
LEÇON 10 (nn. 151-161 ; [101-106])
Examen de la première et de la deuxième espèce de famille ; et que les esclaves doivent posséder des vertus auxquelles ils sachent évidemment bien se conformer
LEÇON 11 (nn. 162-168 ; [109-114])
Puisque les artisans sont par nature des serviteurs, ils ont une servitude limitée et il convient qu’eux-mêmes soient pourvus de certaines vertus ; et il en est de même des femmes et des enfants


Livre II - LA CONSTITUTION


LEÇON 1 (nn. 169-184 ; [115-124])
Il ne faut pas que dans les cités toutes les choses soient mises en commun comme les femmes, les enfants et les biens, ainsi que le croyait Socrate

LEÇON 2 (nn. 185-188 ; [1231-3])
Il ne peut arriver que des hommes libres ne reconnaissent pas de quels parents ils sont nés
LEÇON 3 (nn. 189-195 ; [124 1-6])
Que la mise en commun des enfants rend les citoyens plus enclins aux disputes et aux meurtres et qu’elle fait disparaître le respect dû aux anciens ainsi que la bienveillance rattachée aux liens du sang
LEÇON 4 (nn. 196-206 ; [125-1282])
La possession commune des biens suscite dans la cité de nombreuses controverses et fait disparaître l’exercice de la tempérance et de la libéralité
LEÇON 5 (nn. 207-222 ; [129-1351])
En quoi Socrate se trompa dans l’affirmation de la mise en commun et qu’une telle cité ne peut conduire au bonheur
LEÇON 6 (nn. 223-241 ; [136-1433])
Examen d’autres lois de Socrate
LEÇON 7 (nn. 242-253 ; [144-152])
La république de Socrate est rejetée sous le rapport de ce qui fait la valeur des magistrats
LEÇON 8 (nn. 254-268 ; [153-161])
Examen et condamnation des lois instituées par Phaléas le Carthaginois
LEÇON 9 (nn. 269-275 ; [160-161])
Aristote reprend Phaléas qui, alors qu’il prône l’égalité des domaines et des résidences, ne dit rien des esclaves et de l’argent
LEÇON 10 (nn. 276-280 ; [162-1663])
Quelle fut la république d’Hippodamos de Milet et quels furent ses défauts
LEÇON 11 (nn. 281-288 ; [167-172])
Critique de la constitution d’Hippodamos
LEÇON 12 (nn. 289-296 ; [173-177])
Que les lois, même les moins bonnes, ne doivent pas être changées aisément
LEÇON 13 (nn. 297-308 ; [178-187])
Le Philosophe examine la constitution des Lacédémoniens qui depuis longtemps est apparue supérieure aux autres et il la reprend quant à ce qu’elle dit des esclaves, des femmes et de la possession des terres
LEÇON 14 (nn. 309-320 ; [188-195])

Que Lycurgue se fourvoya considérablement en instituant les Éphores, les Phidities et les impôts
LEÇON 15 (nn. 321-331 bis ; [196-206])
Il compare la constitution de la Crète à celle de Spartes et il montre les choses dans lesquelles elle paraît avoir échoué
LEÇON 16 (nn. 332-340 ; [207-215])
Le Philosophe considère ici la république des Carthaginois. Et, la comparant aux deux constitutions précédentes, il la réfute
LEÇON 17 (nn. 341-347 ; [216-222])
Le Philosophe rappelle les lois de Solon et de certains autres afin que rien de ce qui appartiendrait à cette connaissance ne paraisse avoir été omis


Livre III - LES CITOYENS


LEÇON 1 (nn. 348-356 ; [223-229])
Quel est celui qu’on doit appeler citoyen et quelle cité mérite ce nom
LEÇON 2 (nn. 357-364 ; [230-232])
Que ceux qui ont jadis été gratifiés par la cité sont des citoyens et de quelle manière la cité demeure unie
LEÇON 3 (nn. 365-377 ; [233-238])
Que ce n’est pas la même chose d’être un bon citoyen et un homme bon, puisque le bon citoyen est celui qui sait obéir et commander à propos alors que c’est dans sa totalité qu’un homme est appelé bon
LEÇON 4 (nn. 378-383 ; [239-243])
Quels sont ceux qui doivent être appelés citoyens et qu’il existe plusieurs espèces de citoyens
LEÇON 5 (nn. 384-390 ; [244-251])
Que la cité est une communauté d’hommes libres dont la finalité est le bien commun auquel toute l’administration publique doit tendre
LEÇON 6 (nn. 391-398 ; [252-259])
À partir de la finalité de la société civile et du nombre de ceux qui gouvernent, il rassemble les manières de gouverner les cités ainsi que les vices qui leur sont opposés

 
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